Sunday, January 01, 2006

Lui.


















C'est son regard qui me fait.

Il ne sait pas que c'est à lui que j'ai confié mon assurance, mon amour propre.
J'ai confié la plus grande pièce de la maison de mon bien-être à un inconnu qui préfère peut-être les dames...ou qui ne me préfère tout simplement pas.

Je veux faire l'indifferent plus intensément à chaque instant où mon affection grandit.
Mon amour.

C'est dans ce lieu où je ne sais pas si il existe que mon esprit veut le réfléchir, le questionner, le contempler.

Ma technique est la tentative de faces intriguantes, distanciées, toutefois criant "je te veux" sans qu'on n'ose y croire.
Il passe, mes jambes se fragilisent, trop d'air dans les poumons...ou pas assez, je joue une fiction à deux sans certitude que la réalité la valide.

Nos yeux se croisent. Il me poignarde d'un coup sec. Je suis heureux.
Il dévie. En fait va, aileurs, ailleurs qu'en moi. Je ne suis plus.

Histoire sans fin, parce que je n'ose l'action.

La lâcheté est une bombe.